Les gens de l’Est du Canada c’est-à-dire de l’Ontario, du Québec, des Maritimes et bien entendu les gens des États-Unis vivant autour des Grand Lacs, ont de nombreuses raisons de chanter cette simple strophe du Cantique de frère Soleil de François d’Assise : « Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau, laquelle est très utile et humble et précieuse et chaste ». En effet, nous savons tous que l’eau ne manque pas chez nous avec l’immensité des Grands Lacs, la plus importante masse d’eau douce du globe reliée à l’Atlantique par ce majestueux cours d’eau des ‘Laurentiques’ : celui du Fleuve et du Golfe St-Laurent.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau du lac Supérieur. Ce ‘grandissime lac’ selon l’expression de Champlain est d’une superficie de 82 000 km² et s’inscrit comme le plus grand lac d’eau douce au monde. Il contient assez d’eau pour inonder les Amériques dans un pied d’eau. On qualifie sa beauté d’austère, avec ses eaux froides, ses falaises striées par les glaciers et ses rochers âgés de milliards d’années. Ce lac est alimenté par quelque 200 rivières et il se déverse dans le lac Huron, en passant par la rivière Sainte-Marie d’une longueur d’environ 100 km. Les explorateurs français lui ont donné le nom de lac Supérieur parce qu’il est le lac situé le plus au nord-ouest des Grand Lacs, nom qui convient également en anglais.
Étienne Brulé a probablement été le premier Européen à voir le lac (1622) ; il a été suivi par Jean Nicolet (1632) qui aurait été « délégué [par Champlain] pour faire un voyage en la nation appelée des Gens de Mer. Cette expédition le conduisit au-delà du lac Huron jusqu’au lac Supérieur.
Que la ‘mer douce’ du Lac Supérieur, bénisse le Seigneur… « Et vous, lacs et rivières, bénissez le Seigneur ! »
Fr. Georges Morin, ofm