
Nous de la famille franciscaine prenons une position claire par rapport à nos grands cours d’eau. Nous voulons favoriser la protection et la restauration des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent!
Déjà au 13e siècle, François d’Assise avait reconnu que l’eau est une ressource précieuse et la désignait par l’expression familière de ‘sœur’. De cette façon, François exprime à la fois un sens de la relation intime avec l’eau et un profond respect pour elle. L’eau n’est-elle pas essentielle dans le maintien de la vie humaine et de la vie de tous les êtres vivants ?
Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau du lac Huron. Ce lac, appelé aussi ‘mer douce’, est situé au centre de la chaîne des Grands Lacs. Il est le deuxième des Grands Lacs avec une superficie de 59 600 km2. Comptant 30 000 îles, le lac Huron est celui parmi les Grands Lacs qui a le plus de rives (6 157 km). Une des îles, Manitoulin, est la plus vaste île d’eau douce au monde. Le lac Huron comprend trois bassins : le chenal du Nord, la baie Georgienne et le bassin principal du lac Huron. La baie Georgienne est la plus grande baie des Grands Lacs. Elle est si vaste qu’elle est parmi les 20 plus grands lacs du monde.
À l’été de l’an 1615, le père Joseph Le Caron, Récollet, une branche de l’Ordre des Franciscains visite la baie Georgienne et le lac Huron pour être ainsi le premier missionnaire à s’introduire sur le territoire de ce qui deviendra l’Ontario. N’écoutant que son zèle apostolique, le frère Récollet a à peine mis le pied en Nouvelle-France qu’il se précipite en Huronie, y précédant même Champlain qui le rejoint seulement quelques jours plus tard. Il fait le voyage de 1 300 km dans un canot conduit par les Autochtones par la grande route de l’Outaouais jusqu’au village ouendat de Carhagouha, où il fonde la première mission au pays des Hurons.
Que la ‘mer douce’ du Lac Huron, bénisse le Seigneur… « Exulte la terre, que jubilent les îles nombreuses! »
Fr. Georges Morin, ofm